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Eco-rehabilitation de nos locaux en cours

Page en cours de reconstruction (Ajout des images en cours), Merci de votre compréhension
Parce que les concepts ne sont rien sans la pratique, voici une page dédiée à la réhabilition en cours de la bâtisse qui abritera notre nouveau bureau en 2013. Il s'agit d'une maison de village du XVIII°siècle proche de Caen, l'électricité y est arrivée en 1939,....et l'isolation thermique en 2012 ! il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Les principaux enjeux étaient de :  
  • Créer une isolation thermique jusque là inexistante  
  • Pallier à un gros manque d'éclairement naturel et d'apports solaires 
  • Remédier à des problèmes d'humidité
Afin de réussir la réhabilitation de cette bâtisse, nous nous sommes attachés à : 
  • apporter une isolation thermique importante en respectant la perspirance des parois 
  • traiter les ponts thermiques 
  • optimiser les ouvertures existantes

Enjeux, etudes et solution

  • Manque d'éclairement naturel et couverture en fin de vie 
    • La toiture a été refaite, avec un pare-pluie microporeux et bien sûr ventilation de la lame d'air entre pare-pluie et couverture. 
    • Des chassis de toit ont été posés aux endroits pertinents par rapport à l'éclairement et à l'aménagement du grenier. 
    • Les planchers sont ouverts sous un velux pour créer un puit de lumière associé à l'escalier. 
    • Mise en oeuvre des menuiseries avec un jour maximal, ainsi que quelques dalles translucides dans le plancher intermédiaire. 

  • Isolation thermique inexistante ou anecdotique (photos ==>) 
    • Mise en oeuvre une isolation complète par l'intérieur (Les règles d'urbanisme ainsi que les contraintes de mitoyenneté empêchent toute isolation par l'extérieur). Mais réaliser une isolation par l'intérieur de ce type de bâtiment pose plusieurs difficultés techniques liées aux risques de condensation notamment, difficultés à résoudre au cas par cas. 
    • Traitement des ponts thermiques. 
    • Film frein-vapeur hygrovariable posé suivant le principe du 1/3 -2/3. Participe aussi l'étanchéité à l'air, avec les enduits et la qualité de pose des isolants. 
    • Beaucoup de minutie dans la mise en oeuvre notamment pour éviter les infiltrations d'air indésirables à tous les niveaux. 
  • Mur de refend humide 
  • Le mur malade était un mur de refend : il ne s'agit ici ni d'un problème de condensation ni d'une infiltration, mais d'un phénomène de capillarité à partir du sol. 
    • Nous supprimons toute la dalle béton en RDC (dalle crée il y a 30 ans). Lors de sa dépose, nous avons découvert que la terre était trempée sous la la dalle, ce qui explique bien la remontée d'humidité dans le mur 
    • Création d'un hérisson ventilé reconfigurable afin d'aérer les fondations 
    • Mise place expérimentale d'électrodes d'electrophorèse à la base du mur afin de stopper la capillarité (nous avons préféré cette technique douce mais peu documentée aux techniques d'injection de produits chimiques) 
    • Rejointoiement à la chaux aérienne, très perméable à la vapeur contrairement au ciment, et infinimment plus belle ! 
  • Créer un système de ventilation 
    • Il sera logiquement à double-flux (avec une centrale à haut rendement)
  • Mettre en valeur le style de la construction à l'intérieur  
    • Murs de refend à remettre en pierres apparentes avec enduits chaux aérienne. Par contre on renonce à garder les murs extérieurs en pierres apparentes. 
  • Respect de la perspirance des parois, choix d'éco-matériaux (fibre de bois, laine chanvre-lin, lin, lège, chaux, terre, bois Douglas) 
  • Gestion écologique du chantier : tri des déchets
Quelques-unes des études réalisées et leurs conclusions 
 
  • Etude thermique dynamique  
    • a permis d'optimiser le niveau d'isolation thermique, et de valider le niveau de confort thermique 
    •  a montré la nécessité d'isoler la dalle en sous face (cela a été une deuxième raison à la décision de refaire la dalle) 
    • a indiqué les appoints de chaleur à créer au niveau RDC et R+1, et qu'il n'était pas nécessaire de chauffer le niveau R+2 
 
  • Etude hygrothermique dynamique des parois 
    • a permis d'optimiser la technique d'isolation par l'intérieur des murs en pierres, afin d'éviter les risques liés aux remontées capillaires et aux risques d'infiltrations au sein des parois (tout en gérant la migration de la vapeur d'eau par un film frein-vapeur hygrovariable). Grâce la technique utilisée, la traditionnelle lame d'air ventilée sur l'air extérieur a pu être évitée entre les murs en pierre et la couche isolante, préservant ainsi le bénéfice de l'inertie extérieure des murs pour une réduction des puissances maximales de chauffe. 
 
  • Etude des ponts thermiques 
    • a permis d'optimiser plusieurs plans de détail pour les points critiques (murs de refend, entourage des fenêtres, jonction planchers/murs). Les ponts thermiques ont ainsi pu être fortement réduits.